Se connecter Rejoindre la liste d’attenteListe d’attente

Fibres · Végétales

Coco (coir)

La fibre la plus raide et la plus rêche du règne végétal, tirée de l'enveloppe de la noix de coco. Elle n'est pas faite pour habiller mais pour résister : c'est de la structure pure, destinée aux paillassons, aux cordes, aux tapis et aux paniers qui doivent durer.

Traduit de l’italien. Pas encore relu par une personne de langue maternelle française.

coir Cocos nucifera IndeSri LankaIndonésiePhilippinesThaïlande
cocotier
Cocotier

Histoire

Le coco accompagne depuis des siècles la navigation et l'artisanat côtier de l'océan Indien : les cordes de coir tenaient ensemble les bateaux cousus des côtes arabes et indiennes bien avant les aussières de chanvre. Le travail industriel naît au Kerala, en Inde, qui reste aujourd'hui encore, avec le Sri Lanka, le cœur mondial de cette fibre, entre le filage à la main des fils et les métiers à nattes destinées à l'exportation.

Comment on obtient le fil

On l'extrait du mésocarpe, la couche fibreuse entre la peau extérieure et la coque ligneuse de la noix. Les bourres sont mises à tremper dans l'eau (le rouissage traditionnel dure des mois dans les lagunes saumâtres) pour dissoudre les parties tendres, puis battues et peignées pour libérer les fibres. Le coir blanc vient de noix vertes : il est plus clair et plus souple ; le coir brun vient de noix mûres : il est plus épais, plus raide et plus résistant.

Pourquoi elle est appréciée

Ses qualités sont toutes structurelles, pas textiles. C'est l'une des fibres naturelles les plus riches en lignine, la substance même qui rigidifie le bois : cela la rend extrêmement raide, imputrescible et remarquablement résistante à l'eau salée et à l'abrasion. Pour la maille, elle n'a ni mémoire élastique ni douceur, mais là où il faut de la tenue, de la rugosité et de la durée en milieu humide, elle est imbattable.

Teinture

Difficile et peu éclatante. La forte teneur en lignine et la couleur de fond, du jaune paille au brun foncé, éteignent les teintes : on la travaille presque toujours au naturel ou avec des teintes sombres et couvrantes. Historiquement, le coir brun s'est imposé justement parce que sa couleur chaude ne demandait aucune teinture.

Entretien

Elle craint l'eau douce stagnante, qui à la longue favorise les moisissures, alors qu'elle supporte très bien l'humidité saumâtre et l'usage en extérieur. On la nettoie à sec, en la secouant et en la brossant ; on ne la lave pas en machine et on ne la tord pas. À l'usage, elle perd quelques fibres rêches en surface, mais ne forme pas de bouloches douces comme les fibres à tricoter.

Fin de vie

Entièrement biodégradable et compostable : composée presque uniquement de cellulose et de lignine, elle retourne à la terre sans résidus. Elle trouve un large réemploi en jardinage et en pépinière, où elle devient substrat de culture, paillis et filets anti-érosion pour stabiliser talus et berges.

Comment la reconnaître

ToucherRêche, sèche et piquante, froide et ligneuse au toucher. Elle est raide au point de ne pas se plier entre les doigts comme un fil : elle se comporte plutôt comme une soie de brosse ou une brindille.
AspectMate et irrégulière, du jaune paille au brun roux, avec des fibres épaisses, frisées et inégales, bien visibles à l'œil nu. Aucun lustre, aucun halo.
ComportementElle n'a pas de reprise élastique : pliée, elle reste pliée. Elle ne se froisse pas au sens des textiles souples, car elle est trop raide pour former des plis, et elle garde sa forme par pure dureté, pas par mémoire.
Test de combustionSignature cellulosique et ligneuse : elle brûle avec une flamme vive et continue, une odeur de papier et de bois brûlés, et laisse une cendre grise légère et friable, sans fondre ni former de boule.
Tests à la maisonTest de rigidité : la fibre ne se noue pas docilement, elle a tendance à casser plutôt qu'à plier · Test de combustion : flamme continue, odeur de bois brûlé, cendre grise friable · Test de l'eau salée : elle supporte une immersion prolongée sans s'affaiblir ni pourrir
Se confond avecFibre de palmier ou raphia brut : semblables à l'œil, mais plus souples et moins ligneux au pli · Sisal et autres fibres dures de corderie : plus lisses et plus régulières, alors que le coir reste gros et désordonné
Seulement en laboratoireConfirmer l'espèce et la distinguer des autres fibres dures (sisal, jute, abaca) demande la microscopie de laboratoire et l'analyse de la teneur en lignine (ISO 17751).

Données physiques

PropriétéValeurSource
mémoire élastiqueAucunerecherche
affaissementAucun (extrêmement raide)recherche
haloAucunrecherche
risque de feutrageAucunrecherche
finesse (µm)100–450recherche
reprise d’humidité (%)10,5recherche
rétrécissement typique (%)—recherche
longueur de fibre (mm)150–350recherche

mesuré = une mesure avec référence · iso = une norme · recherche = une source vérifiée · estimation = plausibilité seulement

Convient pour

paillassons et nattes · cordes et cordages · tapis robustes · paniers et contenants rigides · substrats et filets de jardinage

Convient moins pour

vêtements à porter · maille élastique · tout contact avec la peau · tombé et douceur